Saint-Paul-hors-les-Murs
La deuxième basilique de Rome, calme et à l'écart, où l'on vient lire la frise des papes et attendre le remplissage du dernier médaillon.
- Basilique en entrée libre, tous les jours 7h-18h30 ; cloître payant (4 €, réduit 3 €).
- La deuxième basilique de Rome : la frise des 267 papes en médaillons fait le tour de la nef, sous une lumière d'albâtre.
- 45 min à 1h ; venez à l'ouverture ou en fin d'après-midi, quand la lumière rasante allume les mosaïques.
Deux cent soixante-sept papes font le tour de la nef, en médaillons de mosaïque, de saint Pierre jusqu’au pape actuel. Il reste une poignée de cadres vides, et une vieille superstition dit ce qui arrivera quand on aura rempli le dernier.
Ce qu’on vient voir
La frise court tout autour de la nef et du transept, un portrait par pape, sur fond d’or. La série a été lancée au Vᵉ siècle et refaite au XIXᵉ après l’incendie. Compter les emplacements encore libres est devenu un jeu de visiteurs : le folklore veut que le monde, ou l’Église, finisse quand le dernier sera occupé. C’est une légende populaire, souvent rattachée à la prophétie médiévale de saint Malachie, pas un article de foi - mais elle donne à la nef une tension que peu d’églises ont.
Le reste tient du décor de basilique reconstruite, avec de vraies pièces anciennes qui ont survécu au feu. Le ciborium gothique d’Arnolfo di Cambio, en 1285, coiffe l’autel papal et le tombeau de saint Paul, retrouvé dessous lors de fouilles. À côté, le cierge pascal roman des Vassalletto, vers 1170, torsadé et sculpté de scènes de la vie du Christ, est un rescapé du XIIᵉ siècle. La lumière, elle, ne passe pas par des vitraux mais par de fines plaques d’albâtre translucide, posées après qu’une explosion eut soufflé les fenêtres en 1891 : elle entre ambrée, et fait vibrer l’or des médaillons.
L’incendie qui a tout changé
La basilique que l’on visite n’est pas l’antique. Dans la nuit du 15 juillet 1823, la négligence d’un couvreur a mis le feu à l’édifice paléochrétien, presque intact depuis le IVᵉ siècle. Rome l’a reconstruit à l’identique au XIXᵉ. Les médaillons des papes qui avaient échappé aux flammes sont conservés au monastère voisin ; ceux de la nef sont des copies. Le savoir change le regard : on ne visite pas une ruine, mais une résurrection méticuleuse.
À quelle heure venir
Venez à l’ouverture, entre 7h et 9h, ou en fin d’après-midi : la lumière rasante traverse alors l’albâtre et allume les mosaïques. La basilique est vaste et rarement bondée, à la différence du centre - c’est l’un de ses meilleurs arguments.
Combien de temps prévoir
Comptez 45 minutes à une heure pour la basilique, un quart d’heure de plus pour le cloître. Ce dernier, payant à part, aligne des colonnettes torsadées incrustées de mosaïque, œuvre des mêmes Vassalletto : c’est l’un des plus beaux du XIIIᵉ siècle romain, et beaucoup de visiteurs, surpris qu’il soit payant, le manquent.
À côté
La basilique est isolée au sud, sur sa propre station de métro. Depuis Termini ou le Colisée, la ligne B vous y dépose en un quart d’heure. Autour, il n’y a pas grand-chose à enchaîner à pied : Saint-Paul se visite pour elle-même, comme une parenthèse au calme, avant de repartir vers le centre par le métro.
Que voir - les temps forts
La frise des papes
267 médaillons de mosaïque font le tour de la nef, de saint Pierre au pape actuel. Il reste quelques cadres vides et une légende sur le dernier.
Le ciborium d'Arnolfo di Cambio
Baldaquin gothique de 1285 au-dessus de l'autel papal et du tombeau de saint Paul, retrouvé lors de fouilles.
Le cierge pascal des Vassalletto
Colonne romane torsadée vers 1170, sculptée de scènes de la vie du Christ, rescapée du XIIe siècle.
La lumière d'albâtre
De fines plaques d'albâtre translucide, posées après 1891, laissent entrer une lumière ambrée qui fait vibrer l'or.
Le cloître des Vassalletto
Colonnettes torsadées incrustées de mosaïque, l'un des plus beaux cloîtres du XIIIe siècle romain. Payant à part.
En images
Les plus belles photos
Cadrez la frise et le ciborium au fil de la lumière d'albâtre, à l'ouverture ou en fin de journée.
La frise des papes
Longez la nef pour suivre les 267 médaillons de mosaïque sur fond d'or, jusqu'aux cadres encore vides.
Le baldaquin gothique
Approchez l'autel papal pour cadrer le ciborium d'Arnolfo di Cambio, de 1285.
Les colonnettes torsadées
Dans le cloître des Vassalletto, cadrez les colonnes incrustées de mosaïque.
Visite guidée
Réservables à l'avance - utile aux heures d'affluence, où la file d'attente peut dépasser trente minutes.
Réservation via GetYourGuide, notre partenaire billetterie. Prix indicatifs ; nous pouvons percevoir une commission, sans surcoût pour vous.
Conseils de visite
À l'ouverture, entre 7h et 9h, ou en fin d'après-midi : la lumière rasante traverse l'albâtre et allume les mosaïques.
Repartir sans voir le cloître : payant à part, beaucoup de visiteurs le manquent.
- Depuis Termini ou le Colisée, la ligne B dépose devant la basilique en un quart d'heure.
- La basilique est vaste et rarement bondée, à la différence du centre.
- Prévoir de la monnaie pour le cloître (4 €, réduit 3 €).
L'emplacement & l'accès
Au sud de la ville, à la sortie du métro B, station Basilica San Paolo.
Infos pratiques
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