Où manger à Rome sans se tromper
Trattorias à touristes déguisées en tables de quartier, pizzerias qui valent - ou pas - la queue, adresses de guide qui n'ont pas changé de carte depuis dix ans : bien manger ici se mérite. Des guides par envie, 78 adresses vérifiées, une carte pour les repérer, sans les notes moyennes qui ne veulent rien dire.
La table du moment
L'adresse qu'on met en avant en ce moment. Le reste de la sélection est plus bas et sur la carte.Trapizzino
L'invention de Stefano Callegari : un triangle de pizza blanche ouvert et fourré des plats mijotés romains - poulet à la cacciatora, langue en sauce verte, boulettes au sugo. Entre 4 et 6 € pièce, deux suffisent. Le plat qui a fait entrer la cuisine de nonna dans la rue.
Lire Street food et cuisine →Par envie
Trattorias, pizza, street food, aperitivo, brunch, gelati : 12 guides, et chacun dit ce qu'on garde et ce qu'on saute.
La cuisine juive romaine
Née dans le Ghetto, la cuisine juive romaine est l'une des plus anciennes et des plus distinctes de la ville : artichauts frits, fleurs de courgette, morue, abats, et des desserts qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Voici où la manger via del Portico d'Ottavia, la différence entre casher et non-casher, et quand l'artichaut est de saison.
La table gastronomique à Rome
La haute cuisine romaine est plus jeune que la tradition des trattorias qu'elle côtoie : une poignée de tables valent leur menu dégustation à 130-250 €, les autres facturent surtout le décorum. Voici six étoilées qui tiennent, du seul trois-étoiles de la ville aux tables de Trastevere, avec les chefs, les prix et ce qu'on paie.
Les adresses pour un dîner en amoureux à Rome
Un dîner en amoureux réussi tient à deux choses qui vont rarement ensemble à Rome : un cadre qui fait de l'effet et une cuisine qui le mérite. Voici six tables où les deux tiennent, de la vue sur le Colisée à un jardin de Trastevere, avec ce qu'on y mange, le prix, et le jour de fermeture.
Les meilleures pâtisseries et glaciers de Rome
Le gelato est à la fois le plus grand plaisir sucré de Rome et l'un de ses pièges les plus visibles : les vitrines fluo qui débordent près des monuments servent une glace industrielle au prix fort. Voici cinq gelaterie artisanales, deux pâtisseries pour le dessert, et les signes qui séparent le vrai du faux.
Les meilleures trattorias de Rome
Une trattoria romaine se choisit pour un plat précis, pas pour son ambiance. Voici sept tables classiques, chacune avec ce qu'on y commande, son jour de fermeture et son mode de réservation - plus le type d'adresse qu'on évite.
Les rooftops et bars avec vue de Rome
Sur un rooftop romain, on paie d'abord la vue, et le cocktail vient après - souvent loin derrière. Voici six terrasses où le panorama vaut son prix, du Panthéon à Saint-Pierre, avec ce qu'on y boit, ce que ça coûte, les usages à connaître, et la terrasse d'où l'on voit toute la ville pour le prix d'un café.
Manger végétarien et vegan à Rome
Bonne nouvelle pour les végétariens : la cuisine romaine est pleine de légumes, et l'on mange bien sans chercher un restaurant spécialisé. Pour les véganes, c'est plus technique, car le fromage, le saindoux et les anchois se cachent partout. Voici les plats à commander, cinq adresses dédiées, et les pièges à connaître.
Où bruncher à Rome
Le brunch n'a rien de romain : c'est un repas de week-end importé, plus souvent pensé pour la photo que pour l'assiette. Il se pratique pourtant bien dans quelques quartiers, du Pigneto à Ostiense. Voici six adresses où l'on mange vraiment, avec la formule, le prix et la file à prévoir - le petit-déjeuner romain, lui, se traite ailleurs.
Où manger une vraie pizza à Rome
À Rome, la pizza se décline en deux écoles qu'on ne juge pas ensemble : la tonda, fine et croustillante, cuite à la commande le soir ; l'al taglio, vendue au poids et mangée debout à toute heure. Voici sept adresses, chacune dans son registre, avec le prix, le jour de fermeture et le piège du centre à éviter.
Où prendre l'aperitivo à Rome
L'aperitivo romain est un verre et quelques bouchées avant le dîner, pris entre 18h et 20h : un vin, un Negroni, un spritz, accompagnés de stuzzichini. Ce n'est pas le buffet à volonté qui en usurpe parfois le nom. Voici sept adresses où l'on boit bien, par quartier, avec les prix et l'usage.
Où prendre le petit-déjeuner à Rome
Le petit-déjeuner romain se prend debout, en deux minutes, au comptoir d'un bar : un cappuccino, un cornetto, et pour finir sucré le maritozzo, cette brioche fendue et fourrée de crème. Voici où le prendre bien, avec les cafés qui comptent, les meilleurs maritozzi et la règle de prix qui sépare le comptoir de la terrasse.
Street food et cuisine à emporter à Rome
Le street food romain n'est pas une scène, c'est une liste courte de choses qui se mangent à la main : le supplì, le trapizzino, le filet de morue frit, le panino de bollito, le sandwich à la porchetta. Voici, pour chacun, l'adresse qui le fait bien et le prix qu'il coûte.
La carte
77 adresses géolocalisées, colorées par budget. Popup = nom, adresse et téléphone, jamais de lien externe.Retrouvez chaque adresse en détail dans son guide - par envie ou par quartier.
Par quartier
Où manger à Trastevere
Trastevere est le quartier où l'on mange le plus mal et le mieux de Rome, à une rue d'écart. Le long des ruelles à touristes, les rabatteurs et les menus en photos ; sur la face tranquille, quelques-unes des meilleures tables de la ville. Voici lesquelles, par type de repas, et comment éviter le piège.
Où manger à Testaccio
Testaccio a inventé la moitié de la cuisine romaine : le quinto quarto, ces abats que l'abattoir laissait aux ouvriers, y est devenu un art. C'est le quartier où l'on mange le plus dense et le plus vrai de Rome, du marché aux trattorias historiques. Voici les adresses, par registre, avec les prix et le mode d'accès.
Où manger dans le Centro Storico
À vingt mètres du Panthéon, Armando cuisine juste quand ses voisines réchauffent : c'est tout le centre historique en un pâté de maisons. Entre le Panthéon et la piazza Navona se concentrent les pires tables de Rome et une poignée des meilleures, souvent porte à porte. Voici comment trouver les secondes, adresse par adresse.
Où manger à Monti
Monti tient en trois rues - Panisperna, Urbana, Madonna dei Monti - et y aligne plus de bons comptoirs que tout le centre monumental voisin. Le plus vieux quartier de Rome, coincé entre le Forum et Termini, est le seul du centre où l'on mange encore comme dans un village. Voici ses adresses, des trattorias historiques aux bistrots d'aujourd'hui.
Où manger à Prati
Après les Musées du Vatican, on ne s'attable pas devant Saint-Pierre mais dans Prati, la grille bourgeoise qui commence deux rues plus loin. Ce quartier tracé au cordeau à la fin du XIXe siècle, résidentiel et cossu, abrite l'al taglio de Bonci, l'un des meilleurs gelati de Rome et de vraies trattorias. Voici ses adresses, à l'écart des foules.
Où manger autour de Campo de' Fiori
Sur le Campo de' Fiori, on ne mange nulle part ; dans les rues qui l'entourent, on mange partout. La place est un marché le jour et un piège à touristes le soir, mais ses ruelles abritent quelques-uns des meilleurs comptoirs de Rome, à commencer par l'empire Roscioli. Voici les adresses, une rue à l'écart de la foule.
Où manger au Ghetto
Le Ghetto tient en une rue, la via del Portico d'Ottavia, où l'on mange cinq siècles de cuisine juive romaine entre des colonnes antiques. C'est le quartier le plus petit et le plus concentré de Rome à table : quelques dizaines de mètres de trattorias, de tables casher et d'un four unique. Voici comment s'y repérer, adresse par adresse.
Où manger à Ostiense
À l'ombre du Gazometro, Ostiense a transformé ses entrepôts et ses anciens marchés en cantines : ici, on mange l'industrie reconvertie, pas la tradition. Ce quartier au sud de l'Aventin, couvert de street art, est l'un des plus jeunes foyers de la table à Rome. Voici ses adresses, de la trattoria moderne à la halle alimentaire.
Où manger au Pigneto
Pasolini a filmé le Pigneto quand c'était un faubourg de cheminots ; on y mange aujourd'hui la Rome qui sort, pas celle des trattorias. Ce quartier populaire de l'est, devenu le foyer de la vie nocturne et alternative de la ville, se vit le soir, autour de sa rue piétonne. Voici ses adresses : cocktails, brunch, cuisine du monde et bière.
Où manger à San Lorenzo
À San Lorenzo, une pizza tourne encore autour de 5 € : le quartier étudiant de Rome, derrière Termini, a gardé ses prix et sa gouaille. Populaire, un peu anarchiste, marqué par les bombes de 1943, il nourrit la Sapienza depuis un siècle, à la pizza et au vin de table - avec deux ou trois surprises qui jouent plus haut. Voici ses adresses.
Où manger à l'EUR
L'EUR n'a pas été bâti pour qu'on y mange : ce quartier de marbre et d'avenues, pensé pour une exposition universelle de 1942 qui n'eut pas lieu, se visite plus qu'il ne se dîne. Mais si l'on s'y trouve, pour le Colisée carré ou un week-end au sud de Rome, une poignée de tables valent le repas. Voici lesquelles.
Où manger à Parioli
Aux Parioli, on ne croise pas un touriste à table : le quartier des ambassades et des villas dîne entre soi, dans un registre bourgeois et discret. Au nord de Villa Borghese, loin des monuments, c'est la Rome cossue qui mange - une étoile au guide, des tables raffinées, une institution abruzzaise. Voici ses adresses, avec les prix qui vont avec.
Au-delà de la table
Deux formats liés à la cuisine, traités en fiche activité - ils ne sont pas des restaurants et ne cohabitent pas avec les guides.Cours de cuisine romaine
Apprendre à préparer les classiques romains (pâtes fraîches, sauces) avec un chef local. Le complément direct des guides restaurants.
Voir la fiche activité →Food tour à Testaccio
Marché, comptoirs et cantines de quartier dans l'ancien quartier des abattoirs. Ce n'est pas un repas assis, c'est une déambulation gourmande - traitée à part.
Voir la fiche activité →Notre méthode
Pour choisir sans se tromper
Nous croisons la presse voyage, les palmarès reconnus et notre vérification chaque mois. Chaque adresse porte la date de sa dernière relecture, confirmée par plusieurs sources.
Nous refusons les moyennes de notes qui ne veulent rien dire. Nous nommons les tables qui tiennent leur promesse. Nous disons sans détour quand la vue vaut plus que l'assiette. Pour vous éviter les mauvaises surprises.