Se déplacer dans Rome : métro, bus, tram
Le centre historique se fait à pied. Pour le reste, on pose sa carte bancaire sur le portique en tap&go : pas de billet à acheter, et le prix se plafonne tout seul.
Faut-il vraiment prendre les transports à Rome ?
Moins qu'ailleurs. Le centro storico est compact : du Panthéon à la fontaine de Trevi, 8 minutes à pied ; de Trevi à la piazza Navona, 10 minutes ; de Navona au campo de' Fiori, 7 minutes. La plupart des journées de visite se font sans jamais valider un billet.
Les transports servent pour les distances : rejoindre le Vatican depuis Termini, monter à la villa Borghese, filer à Testaccio ou à l'EUR. Là, le métro et le bus font gagner du temps et des jambes. Le reste se marche, sur des sampietrini qui usent les mauvaises chaussures.
Quel mode pour quel trajet ?
| Dans le centre historique | À pied. Rien ne va plus vite dans ces ruelles. |
| Termini vers le Vatican ou le Colisée | Métro : ligne A (Ottaviano) ou ligne B (Colosseo) |
| Traverser le Tibre vers Trastevere | Tram 8 depuis largo di Torre Argentina |
| Là où le métro ne va pas | Le bus. Le réseau de surface couvre tout le reste. |
| Après 23h30 | Bus de nuit à préfixe « N », qui doublent le métro |
Les titres de transport ATAC
Tarifs officiels ATAC, en vigueur en août 2026. Le même titre vaut pour métro, bus et tram.
| Titre | Prix | Validité |
|---|---|---|
| BIT | 1,50 € | 100 min : bus/tram illimités + 1 métro |
| ROMA 24H | 8,50 € | 24 h depuis la 1re validation |
| ROMA 48H | 15 € | 48 h |
| ROMA 72H | 22 € | 72 h |
| CIS (semaine) | 29 € | 7 jours |
Posez votre carte bancaire sans contact sur le portique du métro et sur le valideur du bus : c'est le tap&go. Chaque trajet est facturé comme un BIT à 1,50 €, mais à partir de 6 validations dans la même journée, le système plafonne à 8,50 € - le prix exact du pass 24 h. Vous n'avez donc jamais besoin d'acheter ce pass : la même carte, tapée à chaque montée, s'arrête de compter toute seule.
Valider, à chaque fois
Le contrôle est fréquent et l'amende sèche. Trois réflexes.
Le métro en trois lignes
Rome n'a que trois lignes, et c'est assumé : chaque coup de pelle tombe sur un vestige, ce qui bloque l'extension du réseau depuis des décennies. La ligne A (orange) et la ligne B (bleue) se croisent à Termini ; la ligne C (verte) rejoint la B à San Giovanni.
Les stations utiles se comptent vite. Sur la A : Ottaviano pour le Vatican, Spagna pour la place d'Espagne, Flaminio pour la villa Borghese et la piazza del Popolo. Sur la B : Colosseo, Circo Massimo, Piramide pour Testaccio et le train d'Ostie. Le métro roule de 5h30 à 23h30, jusqu'à 1h30 le vendredi et le samedi soir.
Le bus et le tram, pour tout le reste
Le bus dessert ce que le métro n'atteint pas, c'est-à-dire une grande partie du centre. Deux lignes reviennent tout le temps : le 40 express et le 64 relient Termini au Vatican en passant par largo Argentina. Ce sont les plus directes, et les plus fréquentées par les pickpockets aux heures de pointe.
Côté tram, le 8 part de largo Argentina, traverse le Tibre et dessert tout Trastevere jusqu'à Casaletto ; le 3 et le 19 font le tour des collines, pratiques pour la villa Borghese et San Lorenzo. Les trams sont plus lents mais plus lisibles qu'un plan de bus, et souvent moins bondés que le 64.
Ne pas valider expose à une amende de 50 € et plus, réclamée sur-le-champ, en espèces, par des contrôleurs en civil. Le second piège est le 64 : la ligne Termini - Vatican est le terrain de chasse le plus connu des pickpockets. Sac devant soi, téléphone hors de la poche arrière ; rien de dramatique, juste de l'attention aux stations bondées.
Le bus touristique en vaut-il la peine ?
Rarement, et c'est un avis assumé. Le hop-on hop-off - ces bus rouges à toit ouvert qu'on prend et quitte à volonté - séduit sur le papier : un tour d'horizon commenté, sans marcher. Dans les faits, il patine dans le trafic, ne pénètre pas les ruelles piétonnes où se joue le charme de Rome, et récolte des notes moyennes : le City Sightseeing, le plus vendu, plafonne autour de ★ 3,9. Pour le prix d'une journée (18 à 20 €), la marche et le tap&go font mieux dans un centre aussi compact.
Deux exceptions honnêtes. Il dépanne vraiment ceux qui marchent difficilement ou veulent un premier aperçu express avec de jeunes enfants. Et surtout, le tour nocturne à toit ouvert - une bonne heure, autour de 21 à 23 € - est, lui, une jolie idée : les monuments illuminés défilent sans effort, et les avis y sont nettement meilleurs. C'est le seul format qu'on recommande sans réserve.
Et la nuit ?
Après le dernier métro, un réseau de bus de nuit prend le relais, reconnaissable au « N » devant le numéro. Ils suivent grosso modo le tracé des lignes de métro et passent par Termini, le nœud du réseau nocturne. Depuis juillet 2026, ATAC a densifié ces lignes le week-end : un passage toutes les 8 à 10 minutes sur les axes qui doublent le métro, contre une attente bien plus longue auparavant.
Pour un retour tardif isolé, du centre à un hôtel excentré, le taxi reste souvent plus simple : on le hèle à une station officielle (jamais dans la rue) ou via l'appli itTaxi.
Les essentiels