San Bartolomeo all'Isola
Un lieu chargé de sens plus qu'un musée d'art : l'île qui soigne depuis l'Antiquité, devenue mémoire vivante des martyrs contemporains. Vérifiez les horaires d'été, très réduits.
- Entrée libre ; ouverte en semaine 9h30-13h30 et 15h30-17h30, horaires très réduits en août.
- Une île qui soigne depuis l'Antiquité, devenue mémorial des martyrs contemporains ; un vieux puits au pied de l'autel.
- 30 à 45 min ; venez le matin en semaine, hors de la coupure de midi.
On vient ici pour le lieu autant que pour l’art. Une église posée au bout de l’île du Tibre, à l’endroit d’un ancien sanctuaire de guérison, devenue mémorial des martyrs de notre temps.
Ce qu’on vient comprendre
L’île soigne depuis l’Antiquité. On y avait bâti un temple d’Esculape, le dieu de la médecine, et l’endroit n’a jamais cessé d’être lié au soin - l’hôpital voisin en descend encore. En 998, l’empereur Otton III a élevé la basilique sur ce site. Au pied de l’autel, une margelle de marbre coiffe un vieux puits, sur l’ancienne source réputée guérisseuse : on y a sculpté le Sauveur, saint Barthélemy, Otton III. Le lieu se lit comme une couche sur l’autre.
Depuis l’an 2000, l’église est aussi le mémorial des « nouveaux martyrs », voulu par Jean-Paul II. Dans les chapelles latérales, rangées par continents et par persécutions, on a rassemblé des reliques et des objets bien réels : la pierre qui aurait servi à tuer un prêtre polonais en 1984, l’étole d’un curé assassiné par la mafia à Palerme, la chasuble d’Óscar Romero, le livre de prières d’un père mort à Auschwitz, le bréviaire d’un prêtre égorgé dans son église de Normandie en 2016. Ce n’est pas une église-musée : c’est une mémoire vivante, tenue par la Communauté de Sant’Egidio.
À quelle heure venir
Le matin en semaine, hors de la coupure de midi. Attention : en plein été, l’ouverture se réduit fortement - certaines périodes, l’église n’ouvre que le dimanche matin. Vérifiez avant de traverser le pont. Le mémorial des martyrs, lui, se visite surtout le samedi et sur rendez-vous.
Combien de temps prévoir
Trente à quarante-cinq minutes, davantage si le mémorial est ouvert. On prend le temps de lire les chapelles, plus que de regarder des tableaux.
À côté
L’île elle-même se traverse en quelques minutes. On y accède à pied depuis le ghetto par le Ponte Fabricio, le plus ancien pont de Rome resté intact, ou depuis le Trastevere par le Ponte Cestio. C’est une halte au calme, au milieu du fleuve, entre deux quartiers.
Que voir - les temps forts
L'église sur l'île
Fondée en 998 sur le site du temple d'Esculape, dieu antique de la médecine : l'île du Tibre soigne depuis deux mille ans.
Le puits au pied de l'autel
Une margelle de marbre sur l'ancienne source réputée guérisseuse, sculptée du Sauveur, de saint Barthélemy et d'Otton III.
Le mémorial des nouveaux martyrs
Des chapelles par continents rassemblent reliques et objets de martyrs du XXe et du XXIe siècle, de Kolbe à Óscar Romero.
Le campanile roman
Un clocher du XIIe siècle, repère de l'île depuis le fleuve.
Les plus belles photos
Cadrez la façade sur l'île puis le puits au pied de l'autel, le matin quand l'église est ouverte.
L'église sur l'île
Depuis la placette, cadrez la façade et le campanile roman, repère de l'île sur le Tibre.
La margelle de l'autel
Au pied de l'autel, cadrez la margelle de marbre sculptée du Sauveur, de saint Barthélemy et d'Otton III.
Le mémorial des martyrs
Dans les chapelles latérales, cadrez sobrement les reliques et objets des martyrs contemporains.
Conseils de visite
Le matin en semaine, hors coupure de midi.
La coupure méridienne (13h30-15h30). En août, l'ouverture est très réduite - parfois le dimanche matin seulement.
- Le mémorial des martyrs se visite surtout le samedi et sur rendez-vous.
- La Communauté de Sant'Egidio, gardienne du lieu, y prie en semaine vers 20h.
L'emplacement & l'accès
Au bout de l'île Tibérine, entre le Trastevere et le ghetto, sur le Tibre.


