Santa Prassede
Une chapelle de quelques mètres carrés qui vaut le détour à elle seule. Une pièce dans le boîtier, et l'or du IXᵉ siècle s'allume.
- Entrée libre (boîtier d'éclairage 1 € pour la chapelle San Zeno), ouvert 7h-12h et 16h-18h30, fermé pendant les messes.
- On vient pour la chapelle de Saint-Zénon, le décor byzantin le plus complet de Rome, et l'abside carolingienne aux mêmes ors.
- La fin d'après-midi est la plus calme ; prévoir une pièce pour allumer l'or. Comptez 20 à 30 min.
Dans le bas-côté droit, une porte basse ouvre sur quatre mètres carrés entièrement revêtus d’or. La plupart des visiteurs passent devant sans la voir : c’est la chapelle de Saint-Zénon qu’on vient chercher, pas la nef.
Ce qu’on descend voir
Le pape Pascal Ier l’a fait construire vers 820 comme chapelle funéraire pour sa mère, Théodora. Il l’a fait couvrir, du sol à la voûte, de mosaïques byzantines sur fond d’or - au point qu’au Moyen Âge on la surnommait le « Jardin du Paradis ». À la voûte, quatre archanges portent à bout de bras un médaillon du Christ ; sur les murs, des saints avancent en procession dans la lumière. C’est le décor byzantin le plus complet conservé à Rome, et il tient dans une pièce où l’on entre à deux.
Un boîtier à pièce, près de la porte, allume l’ensemble pour quelques minutes. C’est le geste indispensable : dans la pénombre, l’or reste éteint et l’on manque tout.
Juste à côté de la chapelle, un reliquaire garde un fragment de colonne de pierre sombre, rapporté de Jérusalem en 1223 par le cardinal Giovanni Colonna : la tradition en fait la colonne de la Flagellation. Elle n’est pas dans la chapelle elle-même, mais dans l’espace attenant - on la voit dans la foulée.
Le reste de l’église
L’abside et l’arc triomphal relèvent de la même campagne carolingienne que la chapelle, avec les mêmes ateliers : mêmes ors, mêmes saints en rang vers le Christ. Levez les yeux quelques minutes avant de partir. Dans le sol de la nef, un disque de porphyre marque, dit-on, le puits où sainte Praxède aurait recueilli le sang des martyrs.
À quelle heure venir
L’église ferme le milieu de journée et pendant les offices : c’est la première contrainte, plus que la lumière, puisque la chapelle s’éclaire au boîtier. La fin d’après-midi est la plus calme. Le lieu reste confidentiel, à quelques pas d’une basilique bondée : on y est souvent seul.
Combien de temps prévoir
Vingt à trente minutes suffisent. On vient pour une chapelle minuscule, on prend le temps de l’allumer et de la regarder, et l’on remonte vers la rue.
À côté
Santa Maria Maggiore est à cinq minutes, en haut de la rue, avec ses mosaïques du Vᵉ siècle. Santa Pudenziana, tout près, garde la plus ancienne mosaïque d’abside de la ville. Les trois se visitent dans la même matinée, sur le même versant de l’Esquilin, entre Termini et Cavour.
Que voir - les temps forts
La chapelle de Saint-Zénon
Quatre mètres carrés tapissés d'or, le décor byzantin le plus complet de Rome, surnommé au Moyen Âge le « Jardin du Paradis ».
La voûte aux archanges
Quatre archanges portent à bout de bras un médaillon du Christ ; sur les murs, des saints avancent en procession.
La colonne de la Flagellation
Un fragment de colonne sombre rapporté de Jérusalem en 1223, vénéré comme la colonne de la Flagellation, dans l'espace attenant.
L'abside carolingienne
L'abside et l'arc triomphal relèvent de la même campagne que la chapelle, mêmes ors et mêmes saints en rang vers le Christ.
Les plus belles photos
Où cadrer et quand la lumière est la meilleure.
Le « Jardin du Paradis »
Dans le bas-côté droit, cadrez la voûte où quatre archanges portent le médaillon du Christ, boîtier allumé.
L'abside carolingienne
Depuis la nef, dans l'axe de l'autel, cadrez les saints en rang vers le Christ sur fond d'or.
Conseils de visite
La fin d'après-midi est la plus calme ; le lieu reste confidentiel, à quelques pas d'une basilique bondée.
Le milieu de journée et les offices : l'église ferme, c'est la première contrainte, plus que la lumière.
- Prévoir une pièce pour le boîtier qui éclaire la chapelle (1 €).
- Enchaîner avec Santa Maria Maggiore et Santa Pudenziana, sur le même versant de l'Esquilin.
- Dans la pénombre, l'or reste éteint : allumer le boîtier est indispensable.
L'emplacement & l'accès
Dans une ruelle discrète en contrebas de Santa Maria Maggiore, rione Monti.


