© Mallowtek · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons Le Palazzo Barberini
Le grand palais baroque de Rome, et un régal d'architecture : les escaliers rivaux du Bernin et de Borromini, le plafond vertigineux de Cortone, et une collection qui va de la Fornarina de Raphaël à la Judith du Caravage. Rarement bondé, à deux pas de la fontaine de Trevi. Montez par un escalier, descendez par l'autre.
- Le musée ouvre du mardi au dimanche de 10h à 19h et ferme le lundi ; le billet plein est à 15 €, couplé avec la Galleria Corsini (valable 20 jours).
- Corsini est à une vingtaine de minutes à pied, de l'autre côté du Tibre : beaucoup n'utilisent pas cette partie du billet.
- Ne manquez pas les deux escaliers - le carré du Bernin, l'hélicoïdal de Borromini - ni le plafond de Pietro da Cortona.
- Côté peinture : la Judith du Caravage, la Fornarina de Raphaël, l'Henri VIII de Holbein et la Beatrice Cenci.
Le Palazzo Barberini est un palais avant d’être un musée - et c’est ce qui le rend passionnant. Bâti au XVIIᵉ siècle pour la famille du pape Urbain VIII, il a mobilisé les trois grands noms du baroque romain : Carlo Maderno, puis le Bernin et Borromini. Il abrite aujourd’hui, avec la Galleria Corsini, les Gallerie Nazionali di Arte Antica. On y vient autant pour l’architecture que pour les tableaux.
Deux escaliers, un duel
C’est le clou du palais, et beaucoup passent à côté. Dans chaque aile, un escalier d’honneur : à droite, l’escalier carré et monumental du Bernin ; à gauche, l’escalier hélicoïdal ovale de Borromini, une spirale de colonnes qui s’enroule vers la lumière. Les deux rivaux se sont partagé le chantier, et l’on peut, en montant par l’un et redescendant par l’autre, comparer deux visions du baroque. Ne prenez surtout pas l’ascenseur.
Le ciel de Cortone
Au piano nobile, le grand salon s’ouvre sur l’un des plafonds les plus spectaculaires de Rome : le Triomphe de la Divine Providence, immense fresque en trompe-l’œil de Pietro da Cortona. Les figures semblent déborder du cadre et monter vers un ciel ouvert - une machine de propagande baroque à la gloire des Barberini, dont les abeilles héraldiques s’envolent au centre.
Les tableaux
La collection de peinture est de premier ordre. La Judith décapitant Holopherne du Caravage saisit la violence en pleine action. La Fornarina, portrait présumé de la muse de Raphaël, garde son mystère. S’y ajoutent l’Henri VIII de Holbein le Jeune, image officielle du roi anglais, et la troublante Beatrice Cenci, longtemps prise pour le portrait d’une jeune Romaine exécutée. De salle en salle, on traverse trois siècles de peinture.
Billet, horaires, accès
Le musée ouvre du mardi au dimanche, de 10h à 19h, et ferme le lundi. Le billet, à 15 € en plein tarif, est couplé avec la Galleria Corsini et vaut 20 jours - mais Corsini est de l’autre côté du Tibre, à une vingtaine de minutes à pied, et beaucoup n’y vont pas. Une exposition temporaire peut relever le prix. La station de métro Barberini, ligne A, est à deux minutes ; l’entrée est Via delle Quattro Fontane 13.
Autour
Le quartier est un condensé de baroque : la fontaine du Triton du Bernin sur la Piazza Barberini, les Quattro Fontane au carrefour voisin, et deux chefs-d’œuvre d’église face à face - le San Carlino de Borromini et le Sant’Andrea al Quirinale du Bernin. La fontaine de Trevi est à quelques minutes.
Que voir - les temps forts
Les deux escaliers rivaux
À droite l'escalier carré et monumental du Bernin, à gauche l'escalier hélicoïdal ovale de Borromini : montez par l'un, redescendez par l'autre.
Le plafond de Pietro da Cortona
Le « Triomphe de la Divine Providence », immense fresque en trompe-l'œil qui ouvre le grand salon sur un ciel peuplé de figures.
La Judith du Caravage
« Judith décapitant Holopherne », scène de violence saisie en pleine action, l'un des Caravage les plus commentés.
La Fornarina et Henri VIII
Le portrait présumé de la muse de Raphaël, et l'Henri VIII de Holbein le Jeune : deux visages fameux, dans les mêmes salles.
En images
Les plus belles photos
La photo est autorisée sans flash ; les deux escaliers et le plafond de Cortone sont les cadrages à ne pas manquer.
La spirale ovale
Placez-vous au centre et cadrez l'escalier hélicoïdal en contre-plongée, vers la lumière du sommet.
Le plafond de Cortone
Cadrez la fresque du plafond en levant l'objectif, pour saisir l'illusion de profondeur du trompe-l'œil.
Les grands tableaux
Cadrez la Judith du Caravage ou la Fornarina de face, sans reflet sur le vernis.
Billets & visites guidées
Réservables à l'avance - utile aux heures d'affluence, où la file d'attente peut dépasser trente minutes.
Rome : billet d'entrée pour le palais Barberini et la galerie Corsini
Palais Barberini (l'exposition Le Bernin n'est pas incluse)
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Conseils de visite
En semaine, le palais est rarement saturé ; prévoyez de monter par un escalier et de redescendre par l'autre pour comparer Bernin et Borromini.
Le lundi, jour de fermeture ; et l'ascenseur, qui fait manquer les deux escaliers - tout l'intérêt architectural du lieu.
- Le billet est couplé avec la Galleria Corsini, valable 20 jours : mais Corsini est à une vingtaine de minutes à pied, de l'autre côté du Tibre.
- L'escalier hélicoïdal de Borromini, à gauche, est souvent ignoré des visiteurs pressés : ne le manquez pas.
- Une exposition temporaire peut relever le prix du billet combiné : vérifiez avant de venir.
L'emplacement & l'accès
Sur la montée des Quattro Fontane, entre la Piazza Barberini et le Quirinal, à deux pas de la fontaine de Trevi.


