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La table gastronomique à Rome

La haute cuisine romaine est plus jeune que la tradition des trattorias qu'elle côtoie : une poignée de tables valent leur menu dégustation à 130-250 €, les autres facturent surtout le décorum. Voici six étoilées qui tiennent, du seul trois-étoiles de la ville aux tables de Trastevere, avec les chefs, les prix et ce qu'on paie.

La haute cuisine romaine : une poignée de tables valent leur menu.
La haute cuisine romaine : une poignée de tables valent leur menu.

Notre top 3

La Pergola

€€€

Via Alberto Cadlolo 101, Monte Mario

Le seul trois-étoiles de Rome, la cuisine de Heinz Beck au sommet de l'hôtel Rome Cavalieri, avec la ville à ses pieds. Menus de 210 à 245 €, hors vin ; réservation deux mois à l'avance, veste exigée. La grande occasion, sans équivalent en ville. Fermé dimanche et lundi.

Réservation deux mois à l'avance ; veste exigée.

Vérifié en août 2026

Il Pagliaccio

€€€
Centro Storico

Via dei Banchi Vecchi 129a, près de Corso Vittorio

Les deux étoiles d'Anthony Genovese, chef franco-italien nourri d'Asie : une cuisine précise et personnelle, dans une petite salle feutrée du centre. Menu dégustation autour de 130 € hors vin, plus abordable que son rang. Fermé dimanche et lundi. Le meilleur rapport à ce niveau.

Réservation conseillée ; fermé dimanche et lundi.

Vérifié en août 2026

Per Me - Giulio Terrinoni

€€€
Centro Storico

Vicolo del Governo Vecchio 21, près de la piazza Navona

L'étoile de Giulio Terrinoni, spécialiste du poisson, connu pour ses « Tappi », bouchées dégustation à composer soi-même. Menus de 105 à 160 €, dont un végétarien. Salle intime près de Navona, cuisine de la mer inventive. L'étoile la plus accessible du centre.

Réservation conseillée, surtout le week-end.

Vérifié en août 2026

Une poignée de tables romaines valent leur menu dégustation à 130-250 € ; les autres facturent surtout le décorum. C’est la grille de ce chapitre, et elle tient à un fait qu’on oublie souvent : la haute cuisine est, à Rome, plus jeune que la tradition populaire qu’elle côtoie. La ville compte une vingtaine d’étoiles, contre des centaines de trattorias, et son identité à table reste d’abord celle de la cucina romana. Le restaurant gastronomique y est une exception, pas la norme.

On a donc retenu six maisons qui justifient la dépense, en disant pour chacune ce qu’on paie - un chef, une vue, un service - et à quel prix. On a laissé de côté les tables qui vendent surtout un décor, et signalé au passage les doublons : la vue sur le Colisée d’Aroma, par exemple, est traitée sur notre page des dîners romantiques. Ce qui reste ici, ce sont des cuisines, classées du sommet aux étoiles plus accessibles.

Le sommet

Une seule table de Rome porte trois étoiles, et elle domine la ville au propre comme au figuré. La Pergola, au dernier étage de l’hôtel Rome Cavalieri sur le Monte Mario, est le domaine de Heinz Beck depuis des décennies : une cuisine d’une précision extrême, une cave légendaire, et une vue sur toute Rome. C’est la grande occasion romaine, avec ce qu’elle suppose - des menus à 210 ou 245 €, une réservation deux mois à l’avance, la veste exigée. On n’y va pas deux fois par séjour ; on y va une fois, et on s’en souvient.

Un cran en dessous au classement, mais non en ambition, Il Pagliaccio aligne deux étoiles dans une petite salle feutrée du centre. Anthony Genovese, chef franco-italien passé par l’Asie, y déroule une cuisine personnelle et sans esbroufe, à un tarif - environ 130 € le menu - qui reste raisonnable pour ce niveau. C’est, à Rome, le meilleur rapport entre l’ambition et l’addition dans le haut du panier.

Les étoiles plus accessibles

Trois une-étoile offrent l’expérience gastronomique sans le vertige tarifaire du sommet. Per Me, la table de Giulio Terrinoni près de la piazza Navona, est la plus tentante : spécialiste du poisson, le chef y a inventé les Tappi, des bouchées dégustation qu’on assemble soi-même, et propose des menus de 105 à 160 €. Pipero, sur le Corso Vittorio, mise autant sur l’assiette que sur l’accueil - le service d’Alessandro Pipero est parmi les meilleurs de la ville - avec une carbonara devenue sa signature. De l’autre côté du fleuve, Glass Hostaria est la table étoilée de Trastevere : Cristina Bowerman y tient depuis 2010 une cuisine créative dans une salle résolument moderne, à contre-courant du décor médiéval du quartier.

Reste la vue. Imàgo, au sommet de l’hôtel Hassler en haut des marches de la place d’Espagne, offre le plus large panorama sur les toits de Rome depuis une table étoilée. Les menus, de 220 à 230 €, intègrent ce point de vue dans leur prix ; la cuisine tient son rang, mais on vient aussi pour ce que la salle donne à voir. Pour une étoile avec vue sur un monument précis plutôt que sur la ville entière, Aroma et son Colisée jouent la même partition, côté dîner romantique.

Ce qu’il faut savoir

Trois repères avant de réserver. Le prix d’abord : comptez de 105 à 160 € le menu dans une une-étoile, autour de 130 € au deux-étoiles, de 210 à 245 € au trois-étoiles, hors boissons ; l’accord mets-vins ajoute 90 à 130 €, et un dîner à deux avec vin dépasse vite 300 €. La réservation ensuite : deux mois pour La Pergola, quelques jours pour les autres, davantage le week-end, et une précision sur la table côté vue quand il y en a une.

La saison et les fermetures enfin : la plupart de ces maisons ferment un ou deux jours par semaine, et prennent des congés en août - le mois où l’on croit justement pouvoir dîner sans réserver. Un dernier mot, honnête : ces tables valent pour une occasion, mais la cuisine qui définit vraiment Rome se mange dans ses trattorias, à un dixième du prix. L’étoile est un supplément, pas le cœur du sujet.

Comment on a choisi

Six maisons, un critère : la cuisine justifie le ticket, pas seulement le cadre. On a classé du trois-étoiles aux une-étoile pour couvrir les budgets et les occasions, et signalé ce que chaque prix achète - un chef de légende, un service d’exception, une vue, une salle. On a croisé les classements Michelin 2025-2026, les cartes et les prix des menus relevés en 2026, et vérifié réservations, fermetures et jours de congé un à un.

On a écarté les tables qui facturent surtout un décor ou un emplacement, et rappelé sans détour que la haute cuisine n’est pas, à Rome, ce qui se fait de plus romain. On a préféré nommer six étoilées qui tiennent plutôt que de recopier la liste complète du guide. Les prix, menus et jours de fermeture sont datés d’août 2026 ; une carte de saison change souvent, et une politique de réservation se vérifie avant de bloquer une soirée à ce prix.

La carte des adresses

€ €€ €€€ €€€€Cliquez un marqueur pour l'adresse et le téléphone.

Le carnet

3 autres adresses

Pipero Roma

€€€
Centro Storico

Corso Vittorio Emanuele II 250, près de Chiesa Nuova

L'étoile d'Alessandro Pipero en salle et du chef Ciro Scamardella en cuisine : contemporain, précis, avec une carbonara devenue signature. Service parmi les meilleurs de Rome. Menus autour de 150 €. Fermé le dimanche. Pour qui aime l'accueil autant que l'assiette.

Réservation conseillée ; fermé le dimanche.

Vérifié en août 2026

Glass Hostaria

€€€
Trastevere

Vicolo del Cinque 58, Trastevere

L'étoile de Cristina Bowerman, tenue depuis 2010 : une salle moderne et anguleuse au cœur du vieux Trastevere, une cuisine créative qui tranche avec le décor du quartier. Menus dégustation autour de 130 €, dont un végétarien. La table gastronomique de la rive droite. Réserver.

Réservation conseillée ; fermé en début de semaine.

Vérifié en août 2026

Imàgo

€€€
Centro Storico

Piazza Trinità dei Monti 6, en haut de la place d'Espagne

L'étoile de l'hôtel Hassler, au sommet des marches de la place d'Espagne, avec la plus large vue sur les toits de Rome depuis une table gastronomique. Menus dégustation de 220 à 230 €, hors vin. Ici la vue fait partie du prix, et la cuisine tient son rang. Réservation conseillée.

Réservation conseillée ; demander une table côté vue.

Vérifié en août 2026

Questions fréquentes

Quels sont les restaurants étoilés de Rome ?
Rome compte une vingtaine d'étoiles au guide Michelin. La seule trois-étoiles est La Pergola de Heinz Beck. Les deux-étoiles incluent Il Pagliaccio d'Anthony Genovese. Parmi les une-étoile figurent Per Me de Giulio Terrinoni, Pipero, Glass Hostaria de Cristina Bowerman, Imàgo à l'hôtel Hassler, ou encore Aroma face au Colisée, que nous traitons sur notre page des dîners romantiques.
Combien coûte un dîner gastronomique à Rome ?
Un menu dégustation dans une étoilée romaine coûte de 105 à 160 € par personne pour une une-étoile, autour de 130 € chez le deux-étoiles Il Pagliaccio, et de 210 à 245 € à La Pergola, hors boissons. L'accord mets-vins ajoute 90 à 130 €. Un dîner complet à deux avec vin dépasse facilement 300 €, et bien plus au trois-étoiles.
Faut-il réserver longtemps à l'avance pour une étoile à Rome ?
Pour La Pergola, oui : la maison recommande deux mois d'anticipation, même en semaine, et impose la veste aux hommes. Les autres étoilées se réservent quelques jours à l'avance, davantage le week-end. À Imàgo et dans les tables avec vue, préciser qu'on veut une table côté panorama. Beaucoup ferment un ou deux jours par semaine et prennent des congés en août.
La haute cuisine vaut-elle le détour à Rome ?
Pour une occasion, oui, dans les maisons citées. Mais l'identité gastronomique de Rome tient d'abord à sa cuisine populaire - trattorias, pizza, cuisine juive romaine - plus qu'à ses tables étoilées, plus récentes et moins nombreuses qu'à Paris ou dans le nord de l'Italie. Un dîner étoilé se justifie comme une exception, pas comme la meilleure façon de manger romain.

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