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Street food et cuisine à emporter à Rome

Le street food romain n'est pas une scène, c'est une liste courte de choses qui se mangent à la main : le supplì, le trapizzino, le filet de morue frit, le panino de bollito, le sandwich à la porchetta. Voici, pour chacun, l'adresse qui le fait bien et le prix qu'il coûte.

Le supplì : boule de riz panée et frite, le classique du street food romain.
Le supplì : boule de riz panée et frite, le classique du street food romain.

Notre top 3

Trapizzino

€
Testaccio

Via Giovanni Branca 88, Testaccio

L'invention de Stefano Callegari : un triangle de pizza blanche ouvert et fourré des plats mijotés romains - poulet à la cacciatora, langue en sauce verte, boulettes au sugo. Entre 4 et 6 € pièce, deux suffisent. Le plat qui a fait entrer la cuisine de nonna dans la rue.

Comptoir, à emporter ou debout ; autres adresses en ville.

Vérifié en août 2026

Supplizio

€
Centro Storico

Via dei Banchi Vecchi 143, près de Corso Vittorio

Le supplì d'auteur, par le chef Arcangelo Dandini : la boule de riz au ragù, panée et frite, cœur de mozzarella filant, plus quelques variations (cacio e pepe, amatriciana). Autour de 3 à 4 € pièce, dans un local net du centre. La version soignée du classique de rue.

Comptoir, à emporter ; fermé en soirée.

Vérifié en août 2026

Mordi e Vai

€
Testaccio

Mercato di Testaccio, box 15, Testaccio

Le comptoir de Sergio Esposito au marché de Testaccio : le panino trempé dans le jus de l'allesso di scottona (bœuf bouilli), la trippa ou le picchiapò, autour de 5 €. On prend un numéro, on attend, on ne le regrette pas. Marché ouvert le matin jusqu'à 15h, fermé le dimanche.

Stand de marché ; ticket à l'affluence.

Vérifié en août 2026

Le vrai street food romain tient en cinq choses qui se mangent à la main : un supplì, un trapizzino, un filet de morue frit, un panino de bollito, un sandwich à la porchetta. Ce n’est pas une « scène » à la mode, avec food trucks et fusion, mais une liste courte et ancienne, chaque plat ayant son échoppe et son prix. La pizza al taglio, vendue au poids, en est le sixième pilier ; on la traite à part, sur notre page pizza.

On a donc pris ces spécialités une à une, et retenu pour chacune l’adresse qui la fait bien, sans chercher à gonfler la liste. Toutes coûtent quelques euros, se mangent debout ou en marchant, et se concentrent dans quelques quartiers - Testaccio en tête, le vrai foyer de la cuisine populaire romaine. Pour chaque adresse, ce qu’on y commande, le prix et l’horaire, car plusieurs ne servent qu’à certaines heures.

Le riz, la poche, la morue

Le supplì est le premier réflexe : une boule de riz au ragù, panée, frite, avec un cœur de mozzarella qui file quand on la coupe - d’où son surnom, supplì al telefono. La version soignée se mange chez Supplizio, dans le centre, où le chef Arcangelo Dandini l’a hissée au rang de spécialité, avec quelques variations comme le cacio e pepe. La version de quartier, plus grosse et à double panure, se prend chez I Supplì à Trastevere, une friggitoria de 1979 que les habitués appellent encore Da Venanzio. Dans les deux cas, 2 à 4 € et l’on tient debout.

Le trapizzino est le plus jeune des classiques, et déjà exporté dans le monde. Stefano Callegari a eu l’idée, en 2008, d’ouvrir un triangle de pizza blanche pour le remplir des plats mijotés de la cuisine romaine : poulet à la cacciatora, boulettes au sugo, langue en sauce verte. On le mange chez Trapizzino, à Testaccio comme dans ses autres adresses, autour de 5 € pièce. Pour le poisson, direction le Dar Filettaro a Santa Barbara, près du Campo de’ Fiori : une échoppe d’un autre temps qui ne fait que le filet de morue, dessalé, enrobé de pâte et frit, servi brûlant dans un cornet pour 6 €. Deux tables, une friteuse, et rien d’autre à la carte.

La viande, au marché et au comptoir

Deux sandwichs de viande méritent le détour, et aucun ne ressemble à l’autre. Au Mercato di Testaccio, le comptoir Mordi e Vai de Sergio Esposito trempe le pain dans le jus de l’allesso di scottona, le bœuf bouilli, ou le remplit de trippa et de picchiapò : autour de 5 €, on prend un numéro, on patiente, et l’on comprend vite pourquoi la file est là. Le marché ferme à 15h et le dimanche, c’est donc une affaire de matinée.

Pour la porchetta, il faut un autre décor : Er Buchetto, un boyau de comptoir près de Termini ouvert en 1890, ne sert que le panino au rôti de porc, couenne croustillante et chair parfumée au romarin, pour 4,50 €. On mange debout, coincé entre deux habitués, et deux sandwichs suffisent à caler pour 9 €. À Monti, enfin, Zia Rosetta revisite le sandwich romain dans la rosetta, ce petit pain en forme de rose, garni de combinaisons de saison et décliné en format mini ou entier, de 2 à 6 €, avec des options sans gluten. C’est la version propre et rapide, à deux pas de la via Nazionale.

Ce qu’on évite

Le street food est le registre où l’on se trompe le moins à Rome, à condition de viser la spécialité et non l’enseigne. Deux réflexes suffisent. Le premier : se méfier des devantures qui vendent tout - kebab, hamburger, « pizza », frites - aux abords des gares et des sites touristiques. Elles ne font aucune des spécialités ci-dessus correctement, parce qu’elles ne visent que le passage. Le second : ne pas confondre le supplì frais, chaud, à la panure nette, avec la boule tiède et molle qui traîne depuis midi dans une vitrine de la zone touristique.

La règle est la même que pour le reste de la ville, en plus simple encore : on demande la spécialité par son nom - un supplì, un trapizzino, un filetto - à une échoppe qui la fait, et l’addition comme la qualité suivent. Un vrai repas de rue romain coûte moins de 10 € et se mange en dix minutes ; c’est le meilleur rapport de la ville entre ce qu’on paie et ce qu’on goûte.

Comment on a choisi

Sept adresses, une méthode : une spécialité à la fois, et pour chacune la maison qui la réussit, plutôt qu’une liste d’échoppes polyvalentes. On a couvert les cinq classiques de la main - supplì, trapizzino, morue, bollito, porchetta - en renvoyant la pizza al taglio à sa page. On a croisé les cartes et les prix relevés en 2026, les avis italiens récents, et vérifié les horaires un à un, car plusieurs de ces adresses ne servent qu’à des heures précises.

On a écarté les comptoirs attrape-tout des abords de gares, qui ne font aucune spécialité bien, et les listes qui mélangent street food et restaurants assis. On a préféré nommer l’adresse de chaque plat plutôt que d’empiler les noms. Les prix et les horaires sont datés d’août 2026 ; un supplì ne change pas, mais un horaire de marché ou de friggitoria se vérifie avant de s’y rendre.

La carte des adresses

€ €€ €€€ €€€€Cliquez un marqueur pour l'adresse et le téléphone.

Le carnet

4 autres adresses

I Supplì

€
Trastevere

Via di San Francesco a Ripa 137, Trastevere

La friggitoria de quartier depuis 1979, connue sous « Da Venanzio » : de gros supplì à double panure, ragù et mozzarella, plus arancini, pizza al taglio et fritti. On commande au comptoir, on paie une misère, on mange en marchant. Fermé le dimanche. Le supplì sans façon.

Comptoir, à emporter ; sans réservation.

Vérifié en août 2026

Dar Filettaro a Santa Barbara

€
Campo de' Fiori

Largo dei Librari 88, près du Campo de' Fiori

Une échoppe d'un autre temps qui ne fait qu'une chose : le filet de morue dessalé, enrobé de pâte et frit, servi brûlant dans un cornet pour environ 6 €. Deux tables, une friteuse, aucune concession. Ouvert le soir surtout. Le filetto di baccalà romain dans sa forme brute.

Minuscule salle ; sans réservation, souvent une file.

Vérifié en août 2026

Er Buchetto

€
Esquilino

Via del Viminale 2F, près de Termini

Un boyau de comptoir près de Termini, ouvert en 1890, qui ne sert qu'une chose : le panino à la porchetta, la couenne croustillante et la viande parfumée au romarin, autour de 4,50 €. Debout, entre deux clients. Deux sandwichs et l'on cale pour 9 €. Fermé le dimanche.

Comptoir debout ; sans réservation.

Vérifié en août 2026

Zia Rosetta

€
Monti

Via Urbana 54, Monti

Le sandwich romain revisité à Monti : la rosetta, ce petit pain en forme de rose, garnie de combinaisons de saison, en format mini pour un en-cas ou entier pour un déjeuner. De 2 à 6 € selon la taille, avec des options sans gluten. Propre, rapide, à deux pas de la via Nazionale.

Comptoir, à emporter ; sans réservation.

Vérifié en août 2026

Questions fréquentes

Quel est le street food typique de Rome ?
Une poignée de plats précis qui se mangent à la main : le supplì (boule de riz au ragù, panée et frite), le trapizzino (poche de pizza blanche fourrée de plats mijotés), les filetti di baccalà (filets de morue frits), le panino con la porchetta (rôti de porc au romarin) et, au marché, le panino di bollito (viande bouillie trempée dans son jus). La pizza al taglio, vendue au poids, complète la liste : on la traite sur notre page pizza.
Qu'est-ce qu'un trapizzino ?
Un triangle de pizza blanche, croustillant dehors et moelleux dedans, ouvert en poche et rempli d'un plat mijoté romain : poulet à la cacciatora, boulettes au sugo, langue en sauce verte. Inventé par Stefano Callegari en 2008, c'est le street food romain le plus récent et le plus exporté. On en trouve chez Trapizzino, à Testaccio et dans d'autres quartiers, autour de 5 € pièce.
Combien coûte le street food à Rome ?
Peu, c'est son intérêt. Un supplì coûte 2 à 4 €, un trapizzino 4 à 6 €, un cornet de filetti di baccalà environ 6 €, un panino à la porchetta ou au bollito autour de 5 €. Deux pièces suffisent le plus souvent à faire un repas. C'est la façon la moins chère et la plus rapide de bien manger à Rome, loin des terrasses à monuments.
Où manger un supplì à Rome ?
Chez Supplizio, dans le centre, pour la version soignée du chef Arcangelo Dandini, ou chez I Supplì à Trastevere, friggitoria de quartier depuis 1979, pour la version classique à double panure. On en trouve aussi de bons dans la plupart des pizzerie al taglio, où il accompagne la part de pizza. Comptez 2 à 4 € pièce.

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