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Civita di Bagnoregio et sa passerelle, au-dessus des calanchi
EXCURSION · VILLAGE PERCHÉ

Civita di Bagnoregio depuis Rome

~120 km · train + bus ~2 h 30 · journée · dès 179 €
Distance120 km
Temps de trajet≈ 2 h 30 (train + bus)
Durée conseilléeJournée
Prix179 €

L'un des villages les plus spectaculaires du Latium, et l'un des plus exigeants à rejoindre sans voiture. Civita tient sur un promontoire de tuf que les ravins rongent depuis des siècles, ce qui lui a valu son surnom de « ville qui meurt » ; on y accède par une passerelle piétonne, et l'entrée se paie 5 €, une rareté en Italie, qui finance la sauvegarde du site. La visite elle-même est courte, une à deux heures suffisent tant le bourg est petit. Le vrai enjeu, c'est d'y arriver : train jusqu'à Orvieto, puis bus Cotral, avec un service nul le dimanche et des horaires changeants. Venez tôt, en semaine, hors saison si possible : à midi et le week-end, la passerelle se remplit.

Il y a des villages qu’on rejoint, et un qu’on gagne. Civita di Bagnoregio se tient sur un promontoire de tuf isolé au milieu d’une vallée de ravins, relié au reste du monde par une seule passerelle de béton qui monte à travers les à-pics. De loin, on dirait une île de pierre posée sur le vide. C’est cette image, plus qu’un monument précis, qu’on vient chercher.

La ville qui meurt

Le surnom n’est pas une figure de style. Le tuf s’érode, les ravins avancent, et le village a perdu au fil des siècles ses accès, ses maisons de bordure, une partie de son sol. Il ne reste qu’une poignée d’habitants permanents et un bourg minuscule : une porte étrusque, une place, une église, quelques ruelles suspendues sur le vide. On en fait le tour en une heure, et c’est bien ainsi : Civita se contemple autant qu’elle se visite, depuis ses belvédères ouverts sur la Valle dei Calanchi. Le billet d’entrée, cinq euros, sert à retenir ce qui peut l’être ; c’est l’un des rares villages d’Italie à en demander un.

Le vrai défi, c’est d’y arriver

Sans voiture, la beauté se paie en logistique. Depuis Rome, il faut le train jusqu’à Orvieto, puis le bus Cotral jusqu’à Bagnoregio, puis la marche et la passerelle : comptez deux heures et demie à trois heures par sens. Le maillon fragile est le bus, qui ne roule pas le dimanche et change d’horaires selon la saison. La règle d’or : noter l’heure du dernier retour dès l’arrivée, sous peine de dormir sur place. Ceux qui veulent s’épargner ce casse-tête passent par une excursion organisée, presque toujours couplée à Orvieto, qui absorbe la correspondance.

Un dernier conseil, valable pour tous : venez tôt. Aux heures creuses du matin, la passerelle est presque à vous et le village garde son silence de bout du monde ; à midi et le week-end, la file s’étire et le charme s’émousse. Orvieto, à trois quarts d’heure de bus, complète parfaitement la journée : nous en parlons dans notre fiche dédiée.

Les points forts

✓Un village suspendu sur le tuf, relié par une seule passerelle piétonne
✓La Valle dei Calanchi, ses pinacles d'argile et l'érosion qui isole le bourg
✓Un site protégé et financé par son propre billet d'entrée
✓Se combine bien avec Orvieto, sa porte d'accès en train

Y aller par soi-même ou en excursion ?

Par soi-même
›Train Roma Termini vers Orvieto (environ 1 h 20), puis bus Cotral d'Orvieto à Bagnoregio (35 à 45 min), puis une quinzaine de minutes de marche et la passerelle.
›Le bus Cotral ne circule pas le dimanche et suit des horaires saisonniers : vérifiez-les avant de partir, et surtout l'heure du dernier retour, pour ne pas rester bloqué.
›Entrée du village : 5 € par personne, gratuit avant 6 ans et pour les clients hébergés dans le bourg ; achat en ligne ou aux guichets sur place.
En excursion organisée
✓Une excursion organisée depuis Rome supprime la contrainte du bus et du dimanche sans service.
✓Elle combine presque toujours Civita avec Orvieto, dans une seule logistique.
✓Elle convient à qui ne veut pas gérer une correspondance à horaires changeants pour un village qui se visite en deux heures.

Le déroulé

Environ Journée. Horaires donnés à titre indicatif.

Départ

Train jusqu'à Orvieto

Un peu plus d'une heure de train depuis Rome jusqu'à Orvieto, point de correspondance pour le bus.

Matinée

Bus Cotral et marche

Le bus rejoint Bagnoregio en trois quarts d'heure, puis une marche mène à la passerelle qui grimpe vers le village à travers les ravins.

Midi

Le village et ses points de vue

La Porta Santa Maria, la place et l'église San Donato, les belvédères sur la Valle dei Calanchi. Une à deux heures suffisent, le bourg est minuscule.

Après-midi

Retour, sans rater le bus

Redescente et bus vers Orvieto, puis train pour Rome. Surveillez l'heure du dernier bus, le maillon fragile de la journée.

Que voir sur place

L'accès unique

La passerelle et la Porta Santa Maria

Un pont piéton de près de 300 mètres, seul lien du village avec le reste du monde, qui monte jusqu'à la porte étrusque et médiévale, unique entrée de Civita.

Le coeur

La place et l'église San Donato

La petite place centrale et son église à la façade Renaissance, autour de laquelle tient l'essentiel du bourg et de ses quelques habitants.

Le décor

La Valle dei Calanchi

Les ravins d'argile et de tuf qui cernent le village de pinacles et d'à-pics : le paysage d'érosion qui isole peu à peu Civita sur son socle.

Pour comprendre

Le musée géologique

Un petit musée consacré aux glissements de terrain et à l'érosion qui menacent le site, pour saisir pourquoi on parle de « ville qui meurt ».

Bon à savoir

L'entrée payante5 € par personne, tarif unique toute l'année ; gratuit avant 6 ans et pour les clients hébergés dans le bourg. Le billet finance la consolidation du promontoire et la sauvegarde du village.
Le bus CotralAucun service le dimanche, et des horaires qui changent selon la saison. Vérifiez-les sur le site de Cotral avant de partir, à l'aller comme au retour.
Le dernier retourLe dernier bus de Bagnoregio vers Orvieto part en fin d'après-midi : le rater revient à passer la nuit sur place. Notez son horaire dès l'arrivée.
La passerellePrès de 300 mètres de montée, parfois raide : chaussures correctes, et évitez les heures les plus chaudes de l'été.
La fouleLe village est très fréquenté en milieu de journée, le week-end et en vacances. Venez tôt le matin, ou en dehors de la haute saison.
Combiner avec OrvietoOrvieto est la porte d'accès : beaucoup font les deux dans la journée. Voyez notre fiche Orvieto pour la logistique du train et du funiculaire.

Réserver votre excursion

Nous ne vendons pas les billets : la réservation se fait sur GetYourGuide. Le prix est le même qu'en direct, une légère commission revient à ce guide.

Questions fréquentes

Comment aller à Civita di Bagnoregio depuis Rome sans voiture ?
Prenez le train de Rome à Orvieto (environ 1 h 20), puis le bus Cotral d'Orvieto à Bagnoregio (35 à 45 minutes), puis une quinzaine de minutes de marche jusqu'à la passerelle. Attention, le bus ne circule pas le dimanche et ses horaires changent selon la saison.
Faut-il payer pour entrer à Civita di Bagnoregio ?
Oui, l'accès au village par la passerelle coûte 5 € par personne, tarif unique toute l'année, gratuit avant 6 ans et pour les clients hébergés dans le bourg. Ce billet finance la sauvegarde du site menacé par l'érosion.
Combien de temps faut-il sur place ?
Une à deux heures suffisent : le village est minuscule. Comptez davantage si vous visitez le musée géologique et prenez le temps des points de vue sur les calanchi.
Peut-on combiner Civita et Orvieto ?
Oui, et c'est le plus logique : Orvieto est la porte d'accès à Civita, reliée par le bus Cotral. Beaucoup enchaînent les deux dans la journée. Voyez notre fiche Orvieto pour l'organiser.
Quand aller à Civita di Bagnoregio ?
Au printemps ou à l'automne pour la douceur, et surtout tôt le matin : à midi et le week-end, la passerelle et le village se remplissent. Évitez le dimanche, où le bus ne roule pas.
Pourquoi appelle-t-on Civita « la ville qui meurt » ?
Parce que le tuf sur lequel elle est bâtie s'érode sans cesse, grignoté par les ravins qui l'entourent : le village perd peu à peu du terrain. Le surnom vient de l'écrivain Bonaventura Tecchi, originaire des lieux.
Réservable en ligne
dès 179 € / pers.
Voir les dispos →

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