Le Jubilé à Rome
Tous les vingt-cinq ans, Rome vit une Année sainte, ou Jubilé - une longue période de pèlerinage catholique pendant laquelle s'ouvrent les Portes saintes des quatre grandes basiliques. Des millions de fidèles convergent alors vers la ville. Comprendre ce qu'est un jubilé aide à saisir Rome, et à anticiper l'affluence considérable qu'il provoque.
Ce que c’est vraiment
Le Jubilé, ou Année sainte, est une tradition de l’Église catholique instituée à Rome en 1300. À l’origine, il s’agit d’une année de pardon et de grâce, pendant laquelle les fidèles qui accomplissent un pèlerinage à Rome peuvent obtenir une indulgence. Concrètement, pour le visiteur, c’est une année particulière où la ville devient, plus encore que d’habitude, la destination d’un flux immense de pèlerins venus du monde entier.
Il existe deux types de jubilés : les jubilés ordinaires, qui reviennent tous les vingt-cinq ans, et les jubilés extraordinaires, décrétés par le pape à l’occasion d’un événement particulier. Le dernier jubilé ordinaire, dit Jubilé de l’Espérance, s’est tenu récemment ; le prochain rendez-vous ordinaire est attendu au milieu du siècle.
Comment ça se passe
Le symbole central du jubilé est l’ouverture des Portes saintes. Chacune des quatre basiliques majeures de Rome - Saint-Pierre au Vatican, Saint-Jean-de-Latran, Sainte-Marie-Majeure et Saint-Paul-hors-les-Murs - possède une porte murée le reste du temps, que le pape ouvre solennellement pour inaugurer l’Année sainte, puis referme à sa clôture. Franchir ces portes fait partie du parcours du pèlerin.
L’année est rythmée de grands rassemblements thématiques et de célébrations qui remplissent la place Saint-Pierre. Elle s’accompagne aussi, en amont, de vastes chantiers : la ville profite en général d’un jubilé pour restaurer monuments, places et infrastructures.
Y assister
Un jubilé n’a pas de billet : les célébrations et l’accès aux basiliques sont gratuits, même si les plus grands rassemblements demandent parfois une inscription préalable auprès des services du Vatican. Le franchissement des Portes saintes, lui, est libre, moyennant l’attente inévitable dans les files.
Pour qui visite Rome pendant une Année sainte, la clé est l’anticipation : réserver l’hébergement très en avance, viser les sites tôt le matin, et accepter que les incontournables soient plus fréquentés qu’à l’ordinaire. Hors année jubilaire, les quatre basiliques se visitent bien plus tranquillement.
Ça change quoi pour votre séjour
Une Année sainte est le moment où Rome atteint son affluence maximale : les chiffres de fréquentation se comptent en dizaines de millions de visiteurs sur l’année. Cela se traduit par des files plus longues, des hébergements chers et vite complets, des abords du Vatican souvent saturés. À l’inverse, la ville est alors particulièrement soignée, ses monuments fraîchement restaurés.
Que l’on soit croyant ou non, mieux vaut savoir si son séjour tombe une année jubilaire : cela change l’organisation, le budget et le rythme des visites. En dehors de ces années, l’atmosphère de pèlerinage reste perceptible autour de Saint-Pierre, sans la foule des grands rassemblements.
Le jubilé rappelle une évidence qu’on oublie devant les ruines antiques : Rome n’est pas qu’un musée, c’est encore, pour des millions de gens, une destination de foi.
Réserver son séjour
On ne vend pas les billets de l'événement, mais on aide sur ce qui gravite autour : où dormir près du lieu, et quoi faire de vos journées.
Nos adresses près de Basilique Saint-Pierre et les quatre basiliques majeures