Les meilleures pâtisseries et glaciers de Rome
Le gelato est à la fois le plus grand plaisir sucré de Rome et l'un de ses pièges les plus visibles : les vitrines fluo qui débordent près des monuments servent une glace industrielle au prix fort. Voici cinq gelaterie artisanales, deux pâtisseries pour le dessert, et les signes qui séparent le vrai du faux.
Notre top 3
Gelateria del Teatro
€Via dei Coronari 65, près de la piazza Navona
Le meilleur gelato du centre, dans une ruelle derrière la piazza Navona : parfums natures et parfois végétaux (sauge-framboise, ricotta-figue), couleurs sourdes, laboratoire visible depuis la rue. Un cornet à deux parfums autour de 3 €. Ouvert tard, souvent une petite file.
Fatamorgana
€Piazza degli Zingari 5, Monti (et six autres adresses)
Le gelato sans colorant ni additif, décliné en parfums inventifs jamais gadgets (pistache de Bronte, chocolat-tabac). Sept adresses en ville, dont ce local de Monti, toutes sans gluten. La carte dit d'où vient chaque ingrédient. Autour de 3 € les deux parfums.
Palazzo del Freddo (Fassi)
€Via Principe Eugenio 65, Esquilino
La gelateria historique de Rome, ouverte en 1880 : une grande salle carrelée à l'Esquilino, un choix immense, des prix minuscules (dès 1,50 € la coupe) et une crème fouettée comme on n'en fait plus. Le sanpietrino, cassata glacée maison, est la spécialité. Fermé le lundi.
Une pistache vert fluo, une banane jaune vif, une montagne de glace qui déborde de son bac : trois indices qu’on n’a pas affaire à du vrai gelato. Ces vitrines-là sont partout où il y a des touristes - autour de la fontaine de Trevi, sur la piazza Navona, le long des rues qui mènent au Panthéon - et elles vendent, au prix fort, une glace industrielle gonflée d’air et de colorants. Le vrai gelato est plus discret, souvent une rue à l’écart, et il se reconnaît à l’œil avant même d’y goûter.
C’est le tri à faire, car Rome compte aussi quelques-unes des meilleures gelaterie d’Italie. On en a retenu cinq, réparties dans la ville, plus deux pâtisseries pour qui cherche un vrai dessert - un tiramisù, un mille-feuille - et non la douceur du matin, traitée sur notre page petit-déjeuner. Pour chaque adresse, le parfum qui la distingue, le prix repère et le quartier.
Nos glaciers
Le meilleur du centre se cache derrière la piazza Navona, dans la via dei Coronari : Gelateria del Teatro travaille des parfums natures et parfois végétaux - sauge et framboise, ricotta et figue - aux couleurs sourdes, avec le laboratoire visible depuis la rue. À Monti, Fatamorgana a bâti sa réputation sur une glace sans colorant ni additif, déclinée en parfums inventifs qui ne versent jamais dans le gadget ; la maison compte désormais sept adresses en ville, toutes sans gluten, avec une carte qui dit d’où vient chaque ingrédient.
De l’autre côté du fleuve, Otaleg - « gelato » écrit à l’envers - sert l’une des glaces les plus techniques de Rome : Marco Radicioni y équilibre les sucres pour une texture légère et un goût franc, sur la place San Cosimato de Trastevere. Dans le quadrillage de Prati, à deux pas du Vatican, Gelateria dei Gracchi tient la ligne classique et sûre, matières premières naturelles et fruits de saison, idéale après une matinée aux Musées. Reste l’institution : Palazzo del Freddo, la maison Fassi, ouverte en 1880 à l’Esquilino. Une grande salle carrelée, un choix immense, des prix minuscules à partir de 1,50 € la coupe, et une cassata glacée maison, le sanpietrino, qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Fermé le lundi.
Reconnaître un vrai gelato
Trois signes suffisent, et ils se lisent avant de commander. La couleur d’abord : un gelato artisanal a des teintes éteintes, presque pastel. La pistache tire sur le vert-brun, la banane sur le beige, le citron sur le blanc cassé. Dès qu’une couleur est vive - pistache fluo, fraise fuchsia, banane jaune d’or - ce sont des colorants, donc de l’industriel. La tenue ensuite : la vraie glace est plutôt plate dans son bac, ou dissimulée dans des cuves rondes fermées, les pozzetti, qui la protègent de l’air. Les pics crémeux montés en montagnes qui débordent sont un mauvais signe : ils tiennent grâce à l’air fouetté et aux émulsifiants.
Le lieu enfin, qui résume les deux autres. Plus une gelateria est proche d’un monument et plus sa vitrine est spectaculaire, moins sa glace est bonne. Les enseignes qui cernent la fontaine de Trevi, brandissent des cornets géants en photo et affichent trente parfums fluo vivent du passage, pas de la qualité. La règle est la même que pour le reste à Rome : on s’éloigne de cent mètres, on tourne dans une rue calme, et la glace s’améliore pendant que le prix baisse.
Deux pâtisseries pour le dessert
Le gelato n’est pas la seule douceur de la ville. Pour un dessert construit, la Pasticceria De Bellis, dans une ruelle près du Campo de’ Fiori, joue une partition de précision : mille-feuilles montés à la minute, tartes graphiques, tiramisù et cannoli d’un niveau rare ici. C’est plus cher que la moyenne, et ça se tient dans l’assiette. Pour un tiramisù sans façon, Pompi en a fait sa marque depuis 1960 : la part se vend en barquette à emporter, classique ou parfumée à la fraise, à la pistache ou à la banane, autour de 4 €. C’est bon et régulier ; c’est aussi une mini-chaîne dont les points de vente touristiques débordent, à prendre pour ce que c’est.
Avant de commander
Deux repères de prix. Dans une gelateria artisanale, un cornet ou une coupe à deux parfums coûte 2,50 à 3,50 €, et la crème fouettée - la panna - est presque toujours offerte, il suffit de la demander. Les grands formats montent à 4 ou 5 €. Près des sites très fréquentés, ces mêmes formats se paient bien plus, pour une glace de qualité inférieure : c’est le seul endroit à Rome où payer davantage garantit de manger moins bien.
Un mot sur la commande, enfin. On choisit d’abord la taille - piccolo, medio - puis les parfums, souvent deux même sur un petit format. Inutile de se presser : les bonnes maisons laissent goûter, et n’ont pas trente parfums parce qu’elles n’en gardent que ce qui est de saison. Sur le service et les usages de l’addition en général, voir notre page pourboire et coperto.
Comment on a choisi
Sept adresses, deux familles : les glaciers d’un côté, les pâtisseries de l’autre, sans mélanger les usages. Pour le gelato, on a retenu des maisons qui travaillent des parfums naturels, sans colorants, réparties dans des quartiers différents pour qu’il y en ait toujours une à portée. On a croisé les cartes et les prix relevés en 2026, les avis italiens récents, et vérifié les horaires et jours de fermeture un à un.
On a écarté, par principe, les vitrines fluo des abords de monuments, traitées plus haut : elles ne relèvent pas de la sélection mais du piège. On a préféré cinq glaciers sûrs à une liste de vingt, et limité les pâtisseries à deux, celles qui servent un vrai dessert. Les parfums cités, les prix et les jours de repos sont datés d’août 2026 ; une gelateria change ses parfums avec les saisons, mais son jour de fermeture se vérifie avant de s’y rendre.
La carte des adresses
Le carnet
4 autres adressesOtaleg
€Via di San Cosimato 14A, Trastevere
« Gelato » écrit à l'envers, et une glace parmi les plus techniques de Rome : Marco Radicioni y travaille les sucres pour une texture légère et un goût net, avec des parfums qui changent souvent. Petite salle sur la place San Cosimato. Un cornet à deux parfums autour de 3 €.
Gelateria dei Gracchi
€Via dei Gracchi 272, Prati (et autres adresses)
Une gelateria à l'ancienne, dans le quadrillage de Prati : matières premières naturelles, fruits de saison, pas d'esbroufe. Le pistache et les parfums au lait y sont une valeur constante. Pratique après le Vatican ou le château Saint-Ange. Autour de 3 € les deux parfums.
Pasticceria De Bellis
€€Piazza del Paradiso 56, près du Campo de' Fiori
La pâtisserie de précision d'Andrea De Bellis, dans une ruelle discrète : mille-feuilles montés à la minute, tartes graphiques, tiramisù et cannoli d'un niveau rare. On y va pour un dessert soigné, pas pour un en-cas. Plus cher que la moyenne, justifié dans l'assiette.
Pompi
€Via della Croce 88, près de la place d'Espagne
« Le royaume du tiramisù » depuis 1960, aujourd'hui en plusieurs adresses : la part, classique ou parfumée (fraise, pistache, banane), se vend en barquette à emporter autour de 4 €. Bon et régulier, mais c'est une mini-chaîne, et les points de vente touristiques débordent.